Prépa UTMB Nice : sortie longue
Une sortie longue sur deux jours : entre préparation physique et apprentissages mentaux
Cette semaine, ma sortie longue s’étend sur deux jours, une organisation qui permet de préparer le corps progressivement à l’effort prolongé sans le traumatiser. L’avantage ? Une charge d’entraînement efficace, mais moins brutale pour l’organisme. Concrètement, cela donne :
– jour 1 : 1h30 de course avec 300 mètres de dénivelé positif,
– jour 2 : près de 5 heures d’effort et 1300 mètres de dénivelé positif.
Le jour 1 – Ouen Toro, succession de petites montées/descentes
J’ai choisi le Ouen Toro pour cette session courte mais intense. Partant directement de chez moi, j’ai pu me concentrer sur un travail précis : enchaîner les successions de petites montées et descentes. Un parcours technique, un peu « casse-pattes », un entraînement qui m’a manqué lors du Trail des Cagous.
Mon ressenti sur cette session est plutôt bon, le cadrio est le cuisses ont bien travaillés et je n’ai pas la sensation d’avoir généré de la fatigue. Un bon signe avant la suite.

Le jour 2 – Mon Dore, l’endurance en côte et la gestion des alertes
Pour cette sortie longue, direction le Mon Dore, un terrain que j’affectionne particulièrement. La montée jusqu’au sommet se fait en ascension continue sur environ 6 km – l’idéal pour travailler l’endurance en côte, à la fois en montée et en descente.
J’ai commencé la session avec ma routine habituelle : un rythme tranquille, quelques arrêts pour immortaliser le paysage, mais sans m’éterniser. Le tempo était régulier, perturbé seulement par une série de marches vers la fin.

Encore un dernier petit effort pour atteindre le sommet

La descente s’est faite à un bon rythme également. J’ai croisé des randonneurs, échangeant quelques mots au passage – ces petits échanges qui rendent les sorties encore plus agréables. Profitant de la longueur du parcours, j’ai travaillé ma technique de course : des petits pas rapides pour soulager mes genoux, souvent fragiles au niveau des tendons et ligaments.
Première boucle bouclée en 2h10 sans encombre. Je repartais pour une deuxième boucle, avec l’impression que le rythme était un peu moins soutenu, mais toujours régulier. La fatigue se faisait sentir, surtout au niveau des marches où mon énergie semblait moins présente. Sans bâtons ni l’aide des bras, je laissais les cuisses travailler à plein régime.
Arrivé au sommet pour la deuxième fois, j’ai pris le temps de savourer la vue, de m’hydrater et manger une barre de céréales.

L’alerte du genou gauche et l’apprentissage du mental
Le retour s’est fait rapidement… jusqu’à ce que mon genou gauche me rappelle à l’ordre. Une douleur localisée, pas constante, mais qui se manifestait à chaque impact au sol ou sur certains angles de pied. J’ai immédiatement ralenti, considérant ce signal comme un avertissement. Je ne dois pas forcer, sous peine de compromettre l’UTMB de Nice en septembre.
J’ai donc adapté ma descente : pas plus vite que nécessaire, en privilégiant la prudence. J’ai même croisé les mêmes randonneurs pour la troisième fois, échangeant un sourire et un encouragement mutuel.
Finalement, je suis arrivé avant la fin de mon temps prévu, J’ai refais demi tour pour 5/10 minutes puis redescendu.. Il me manquait toujours 12 minutes pour boucler la session complète. Mais là, c’est la tête qui a eu assez.
Attention au mental, il faut que je travaille ce point également. En septembre, le mental sera tout aussi crucial que l’endurance.
Mais bon, je reste satisfait de ma sortie.

