DMBA Trail
Ce trail est annoncé pour 27 km et 1 200 m D+, ce qui s’inscrit bien dans le cadre de ma prépa pour Nice. Le départ se fait au « Trou des Nurses » et l’arrivée au parc Fayard à Dumbéa.
Mon objectif est de courir ce trail tranquillement, sans pression : il s’agit avant tout de reprendre une distance un peu plus élevée qu’à l’entraînement, avec un dénivelé raisonnable. Et au passage, découvrir un sentier que je ne connais pas, du moins en partie.

Le temps est un peu humide mais ce n’est pas désagréable. Il est 7 h, le départ est donné. On commence par traverser les bras de la Dumbéa — la trace est pour l’instant jonchée de galets, histoire d’échauffer les chevilles 🙂 Ensuite on rejoint le chemin des mines, plus roulant, montant vers le Mont Poudéhoume.
Rapidement on redescend sur la Dumbéa par un monotrace rapide. Bien que je ne sois pas très à l’aise en descente technique, ça se passe plutôt bien. C’est même très amusant — je fais quand même attention à ne pas m’emballer, on n’est qu’au début de la course.
S’ensuit, le long de la Dumbéa, un passage plat et facile pour dérouler sa foulée. Mais ça, c’est pour mieux nous préparer au mur de Koé, que je vais apprendre à connaître 😉
Allez, top départ pour cette belle montée : environ 750 m D+ sur 4 km, et la descente qui suit n’est pas mal non plus…

En sortant de la végétation, l’objectif fait son apparition. On va voir si les cuisses sont bien préparées 🙂


Toujours la même récompense en haut des sommets, je ne m’en lasse pas.

Après cette rapide mais intense descente, le terrain devient de plus en plus glissant, suite aux pluies des jours précédents. Tellement glissant que lors d’une chute, j’ai la malchance d’atterrir sur une pierre avec mes côtes… Le souffle coupé, je prends quelques secondes pour reprendre mes esprits et me rassurer. Ça fait mal, mais a priori rien de cassé — je repars donc, en étant encore plus prudent. Hors de question de retomber dessus.
Le terrain devient de plus en plus boueux ; heureusement, des cordes le long du parcours nous permettent de descendre et monter sans trop de difficultés. Les kilomètres défilent, on est encore loin de l’arrivée et le dénivelé annoncé est déjà atteint… On dirait bien qu’on nous a menti — ce qui se confirme. Je commence à maudire les organisateurs… ^^
À force de lutter contre la boue pour avancer, je commence à entamer mes réserves. Ça devient difficile, et après la Tarawera, je ne m’attendais pas à être dans le dur aussi rapidement.
Les 5 derniers kilomètres sont plats, même si c’est encore un peu boueux. Je termine tranquillement — en même temps, je n’ai pas vraiment le choix, je suis rincé…
Au final, ce trail de 27 km et 1600 m D+, est superbe mais je suis un peu déçu par ma perf. Il faut clairement continuer à suivre sérieusement l’entraînement.
Concernant mes côtes, après une bonne nuit de sommeil, elles sont un peu plus douloureuses mais rien d’alarmant. Espérons qu’après une journée de repos je pourrai reprendre l’entraînement sans trop de difficultés.

