Prépa UTMB Nice : Bloc-Choc
Pour ce week-end, séance « Bloc-choc » avec encore plus de volume.
Au programme :
– Jour 1 : 4h35 et 1200 D+
– Jour 2 : 6h35 et 1600 D+
Mont-Dore en duo
Pour cette première séance, j’étais accompagné par une amie. Nous avons déjà fait quelques trails ensemble. Elle a un très bon niveau, ça va me pousser un peu.
À 7 h, nous sommes au pied du Mont-Dore, côté passage de Plum, comme à mon habitude. J’aime bien commencer par une pente douce, 10,6 %, pour m’échauffer.
Dès le départ, le rythme est plus élevé que d’habitude. Je m’adapte, et assez rapidement, on se rend compte que c’est un peu trop. Naturellement, nous ralentissons. Cela dit, c’est toujours plus rapide qu’à mon habitude, et ça se confirme à l’arrivée au sommet : moins d’une heure, alors que je mets généralement 1 h 10.

Il ne fait pas très chaud. Nous entamons la descente côté corniche. Sur ce versant, il y a beaucoup de marches et de passages techniques. L’allure est donc plus réduite, d’autant que nous ne sommes pas très à l’aise en descente sur cette terre rouge.
Pause au parking, et hop, c’est reparti ! Comme cela s’était bien passé la semaine dernière, je pars à un bon rythme… Je crois que je me suis emballé. Sur cette portion, la pente dépasse les 18 %. La succession de marches me rappelle à l’ordre. Malgré tout, je pousse sur les jambes. Arrivé aux trois quarts, je fatigue. Elle me double, je me cale sur son rythme, elle m’emmène. Qu’est-ce que c’est agréable de forcer, même si on a hâte d’arriver !
Petite pause au sommet, de courte durée, car nous sommes dans les nuages. La visibilité est nulle et il fait froid. La première partie de la descente est de nouveau technique, mais ça va. Il faut croire qu’on prend l’habitude. La deuxième partie est roulante, et là, nous descendons bien plus rapidement qu’à mon habitude. C’est une très bonne chose. Là, je me rends vraiment compte qu’en temps normal, je me laisse aller sans forcer.
Bilan : 3 h 35. Il me manque une heure, mais je suis rincé. Je décide de ne pas pousser plus : d’abord parce que sinon, je vais tomber… Et demain, je remets ça pour une séance plus longue.

Boucle : Pic aux chèvres – Plum – Mont-Dore
Je pars pour faire une boucle avec une partie que je ne connais pas. J’aime bien ne pas connaître mon parcours à l’avance, même si, pour évaluer l’efficacité de la session, c’est moins facile.
Moi qui aime bien partir sur une pente relativement douce pour avoir le temps de m’échauffer, je suis servi… Les deux premiers kilomètres se font sur une pente à près de 25 %, soit environ 450 D+. On n’est pas loin de l’escalade, j’adore ce passage !

Ensuite, les pentes sont bien plus douces, mais nous sommes toujours sur cette terre rouge, patinée par le passage de nombreux randonneurs. Cela rend le sol particulièrement glissant, et je ne suis pas très hardi sur ce type de terrain. Ce n’est pas grave : je continue à mon allure et profite au maximum des vues qui s’offrent à moi.

Au passage, j’admire le Mont-Dore, la tête dans les nuages, où je serai un peu plus tard.

Après le passage sur les crêtes, avec les éoliennes, je descends vers la ville de Plum. J’ai fait une erreur sur le parcours : j’arrive à l’extérieur de la ville. Cela me fera une partie sur le plat un peu plus longue.

Ensuite, je longe la côte jusqu’au début de la trace du Mont-Dore, côté corniche. Je m’accorde une pause, car je sais ce qui m’attend. La veille, je suis parti trop vite, donc pas question de reproduire la même erreur.
Allez, je me lance. La fatigue se fait sentir, je cherche la cadence adéquate. Je suis plutôt sur une allure de randonnée active, mais ça fonctionne. Au fur et à mesure que je monte, je vois les éoliennes au loin. Cela me fait prendre conscience du chemin parcouru et m’encourage.
Arrivé aux abords du sommet, l’air est plus humide et frais : c’est très agréable. Cette fois, je ne vais pas jusqu’aux antennes du sommet, je bifurque avant.
Je passe la première partie technique, puis la suite, plus roulante. Sur cette partie où, hier, le rythme était soutenu, je suis maintenant en mode randonnée active. Je ne cours plus vraiment. Je fais ainsi jusqu’à l’arrivée.

